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La bénédiction divine

 


Illustration par Svétoslava Prodanova-Thouvenin

 

La bénédiction divine

 

 Psaumes, CXXVII, 2 [127:2]

« Oui, il est vain de vous lever très tôt et de vous coucher tard,
et de vous donner tant de peine pour gagner votre pain.
Car Dieu en donne autant à ceux qui lui sont chers pendant qu’ils dorment. »

Cantique des cantiques, V, 2

« Je me suis endormie, pourtant mon cœur veillait (. . .) »
 

          C’est dans cette veille qui transcende le sommeil, entre rêve et réalité spirituelle, entre désir et perception de l’invisible, que réside le gage de la bénédiction. Elle est fruit de la grâce de Dieu, mais c’est bien la vigilance spirituelle, la fidélité, la persévérance jusqu’au bout, qui assurent son éternité. Tout manque dans ce domaine peut amener la perte de la bénédiction. Don gratuit et généreux de Dieu, la bénédiction est soumise aux conditions de fidélité, de proximité avec Dieu, d’amour pour Lui, conditions traduites par des actes de loyauté dans l’observance des règles de l’amour. L’absence par négligence — ou pire l’absence soutenue, répétée, voulue, constante, de ces conditions — peut entraîner la perte définitive de la bénédiction divine.

          L’illustration la plus convaincante de cette vérité est l’amour de Dieu pour le peuple physique d’Israël ( Jacob dont le nom fut changé en « Israël » — Genèse, XXXII, 24-29 ) : la mort spirituelle du peuple élu marqua la fin de son élection et le retrait des bénédictions nationales. Même si les prophéties concernant l’Israël physique se sont accomplies ou sont en cours de réalisation, les bénédictions vétérotestamentaires ( associées à l’Ancienne Alliance ), elles, ont pris fin bien avant le Premier Avènement de Jésus-Christ.

          Car, bien avant d’envoyer Son Fils, Dieu a aboli son Alliance avec les descendants physiques d’Israël. Dieu les a répudiés ( Jérémie, III, 6-10 ; Ésaïe, L, 1 [50:1] ) ! Les bénédictions nationales étaient pour l’ancien peuple d’Israël tant que celui-ci était fidèle à Dieu. Mais Dieu a divorcé d’avec Israël. Là c’est fini, c’est terminé ! Et il y aura 400 ans de silence de Dieu ( quatre cents ans entre Malachie et le Premier Avènement ) jusqu’à ce que Dieu envoie Jésus-Christ pour une Nouvelle Alliance, laquelle n’est pas avec Israël ( ! ) mais avec tout homme ou femme qui suit Jésus-Christ.

          L’État d’Israël et celui de Juda furent l’un après l’autre rejetés, détruits, et leurs peuples déportés. En 721 av. J.-C., fin du royaume du Nord ( Samarie, capitale du royaume d’Israël, est prise ) ; en 587 av. J.-C., fin du royaume du Sud ( Jérusalem, capitale du royaume de Juda, est prise ; destruction du Temple ). ( II Rois, XVII, 1-23 ; II Rois, XXIV, 18-19 et XXV, 1-11. )

          L’Alliance abolie, les descendants physiques d’Israël répudiés, déportés, dispersés, cela ouvrit la voie à un amour naissant — celui du Dieu des Cieux avec les élus en Christ. . .

          L’histoire ne s’arrête pas, l’ancien peuple élu continue son chemin selon les prédictions de son patriarche, Jacob ( Israël ), mais désormais la bénédiction spéciale de Dieu est réservée à un peuple spirituel. Cette bénédiction, chacun de nous est tenu responsable de la défendre chaque jour dans son comportement, ses pensées, ses intentions, par un amour accompli pour Dieu et pour le prochain — dès maintenant et pour l’éternité — pour que la bénédiction subsiste ! Cette bénédiction est une bénédiction nouvelle en raison de l’acceptation du sang versé du Christ, le sang qui scelle la Nouvelle Alliance.

          Ce n’est pas un renouvellement des anciennes bénédictions du peuple physique d’Israël. Et si les peuples issus des descendants de Jacob ont part à cette nouvelle bénédiction, ils n’y ont pas part au titre de descendants physiques du patriarche, mais comme fils spirituels d’Abraham, ayant accepté le sacrifice de Jésus-Christ, soumis à la nouvelle loi spirituelle de la Nouvelle Alliance. D’autre part, il ne faut pas faire amalgame entre prophéties anciennes — pour la plupart non encore réalisées, donc à venir — et bénédictions nationales vétérotestamentaires qui ont été retirées.

          Cette bénédiction nouvelle l’est en vertu d’une Alliance nouvelle. Israël physique a perdu sa bénédiction nationale définitivement, les peuples modernes issus d’Israël ont reçu une nouvelle bénédiction en tant que chrétiens à cause du sacrifice de Jésus-Christ. À partir du début du XIXe siècle, une nouvelle nation — les États-Unis d’Amérique — portant le flambeau de la foi fervente chrétienne a été bénie en raison de cette foi, et dans cette nouvelle bénédiction s’accomplit une prophétie très ancienne.

          Désormais le terme même d’Israël porte une connotation double : la descendance physique de Jacob qui appartient à l’histoire, et les descendants spirituels d’Abraham de tout peuple et de toute nation sur Terre en Jésus le Christ. Ce sont ces derniers qui reçoivent la bénédiction suprême de la Nouvelle Alliance — pour combattre le bon combat — dans le rêve éveillé et vigilant d’une relation accomplie avec Dieu — jusqu’au bout, jusqu’au printemps des promesses. . .

 Cantique des cantiques, II, 13

« (. . .) Lève-toi, mon amie, et viens, oui, viens, ma belle. »
 

          Mais, attention, attention. . .  à nouveau si ces nations chrétiennes descendantes spirituelles d’Abraham rejettent leur foi et leur spiritualité — ainsi que nous le voyons depuis déjà des décennies —, alors à nouveau la ruine fondra sur ces nations — ce que nous voyons actuellement, comme les prophéties l’avaient annoncé et menacé.

          Mais, après l’accomplissement des prophéties de la Fin des Temps ( voir les prophètes de l’Ancien Testament et l’Apocalypse ), Dieu dans un temps nouveau sur cette Terre ( appelé Millénium ) après le Retour de Jésus-Christ ( son Second Avènement ), Dieu relèvera les tribus de Jacob, restes d’Israël, puis toutes les nations et peuples lointains de la Terre — Ésaïe XLIX  [49] tout le chapitre, notamment versets 14 et 15 ; Ésaïe LIV  [54], versets 6 et 7.


Svétoslava Prodanova-Thouvenin

 
Sauf indication autre, citations bibliques extraites de :
La Bible, Version du Semeur ( la Bible du Semeur ),
Révision 2000, Société Biblique Internationale,
Éditions Excelsis, 26450 Cléon d’Andran, France  

 

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