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(une douzaine de pages)

 

Cycle « Histoire des Cieux et de la Terre
ou Histoire des passés et des futurs »
( VII )

LE MONDE ANTÉDILUVIEN

 

Le Monde Antédiluvien
Illustration par Svétoslava Prodanova-Thouvenin

 

Table des matières

1 - LE MONDE ANTÉDILUVIEN
2 - LE DÉLUGE
3 - GENÈSE 6:1-5
4 - DES TRACES DU DEUXIÈME DÉLUGE ?

 

Le Monde Antédiluvien

 

Sauf indication autre, citations bibliques extraites de :
La Bible du Semeur,
Révision 2000, Société Biblique Internationale,
Éditions Excelsis, 26450 Cléon d’Andran, France

 

1 - LE MONDE ANTÉDILUVIEN

 
Genèse 3:17-18

« (...) le sol est maudit à cause de toi. C’est avec beaucoup de peine que tu en tireras ta nourriture tout au long de ta vie.
Il te produira des épines et des chardons »

Genèse 4:11-12

« Maintenant, tu es maudit et chassé loin du sol qui a bu le sang de ton frère versé par ta main.
Lorsque tu cultiveras le sol, il te refusera désormais ses produits »

Les premiers déséquilibres écologiques (voire des catastrophes écologiques) arrivent alors, et la nature elle-même va profondément se modifier.

Genèse 4:16-26 ; 6:1-7

Quelle pouvait être cette société « adamite » en quelque sorte ? Nous avons été conditionnés par la théorie de l’évolution, et par l’idée que nous avons du Moyen Âge européen, et nous avons tendance à croire que dans les anciens temps les gens étaient des barbares.

Ce n’étaient pas que des barbares (ou des cannibales !), en ce temps-là. D’aucuns avaient l’éducation, la connaissance et la technologie. Des gens intelligents ; car Dieu a placé son esprit dans l’homme. Et nous voyons une civilisation qui s’installe rapidement après la Création.

Genèse 4:17

« Caïn s’unit à sa femme, elle devint enceinte et mit au monde Hénoc. Ensuite Caïn bâtit une ville qu’il appela Hénoc, du nom de son fils. »

« Il bâtit une ville » : il a cette technologie.

verset 21 :

« Il avait pour frère Youbal, l’ancêtre de tous ceux qui jouent de la lyre et de la flûte. »

Savez-vous fabriquer une harpe : la harpe nécessite de travailler le bois pour obtenir la forme nécessaire ; quant au chalumeau, il est en peaux cousues. Il fallait fabriquer soi-même les instruments.

verset 22 :

« Tsilla, de son côté, mit au monde Toubal-Caïn, qui forgeait tous les instruments de bronze et de fer. »

Le bronze et le fer ! La métallurgie, dont le fer, avant le Déluge ! Étonnant ! Connaissance absolument majeure, qui amène une certaine industrie.

 

Vu l’intelligence que Dieu a mise dans l’homme, et sachant que les êtres humains de cette époque vivaient extraordinairement longtemps, imaginez la somme de connaissances qu’un individu de génie pouvait accumuler dans toute une pareille vie ! Chaque connaissance nouvelle portée par les autres découvertes plus anciennes, comme une pyramide à degrés ! Imaginons un Léonard de Vinci, un Blaise Pascal, un Albert Einstein, travaillant sur plusieurs centaines d’années ! : jusqu’où auraient-ils été ?! Alors que dans notre société, postdiluvienne, ce ne sont que d’énormes et dramatiques pertes de connaissances et d’expérience dues aux décès ou aux maladies cérébrales dégénératives telles que la maladie d’Alzheimer (qui évolue de façon exponentielle dans les temps présents).

 

Existe-t-il des traces archéologiques de cette période antédiluvienne ? Très peu. Toutefois, on peut en trouver quand on examine certaines découvertes archéologiques récentes avec l’intelligence que donne la foi en Genèse chapitres 1 à 11 (en tant que connaissance révélée de Dieu à l’homme), par rapport à ceux qui n’y voient aucun texte digne de foi (mais des légendes, des textes poétiques, la façon dont l’homme se représentait Dieu à l’époque de l’écriture de ces textes), et qui donc ne peuvent se prévaloir de l’intelligence que donne cette connaissance.

Je m’explique :

Nous avons tous entendu parler de l’empire Inca, qui, à son apogée vers 1525, s’étendait à partir du Pérou sur un immense territoire : 3.500 km du nord au sud et 800 km d’est en ouest, une population de plus de 8 millions d’individus, un État puissamment structuré, une organisation très élaborée, un système administratif et politique sans équivalent parmi les sociétés amérindiennes. Cet empire s’écroula brutalement peu après devant les conquistadores de Francisco Pizarro. En fait, cet empire était très récent. D’autres sociétés élaborées, bien plus anciennes, s’étaient développées auparavant au Pérou (au reste, comme au Mexique, avant les Aztèques). Ces civilisations, ces sociétés plus anciennes, sont appelées « pré-incas ».
Je regardais à la télévision, il y a quelques années, vers 2004-2006, un intéressant documentaire sur de récentes recherches au sujet d’un site archéologique manifestement exceptionnellement ancien, au Pérou, en arrière de la côte. Malheureusement, je n’ai pu retrouver le nom de ce site. De mémoire, il s’agissait du site d’une ville cérémonielle, avec une grande surface dégagée, des petites pyramides, d’une ancienneté supposée remonter au IIIe millénaire avant J.C., donc extrêmement antérieure à tout ce qui était connu. Le commentateur expliquait que cette ville ne correspondait à aucune organisation de sociétés pré-incas jusqu’à présent connues. Il semblait aussi qu’aucune fortification, donc protection militaire, n’existait, ce qui laissait entendre qu’il n’y avait pas d’armée. Si les experts étaient surpris, voire perplexes, moi, à la connaissance révélée par Genèse chapitres 1 à 11, je pouvais tout de suite estimer plausible qu’il s’agisse des ruines d’une puissante ville et société d’avant le Déluge. Je n’en suis pas sûr, je dis simplement qu’il y a probabilité.

Autre exemple : j’ai vu ou lu que des ruines très visibles de villes englouties existent à faible profondeur (moins de 50 mètres) devant la côte nord de la Turquie, dans la Mer noire. Et qu’on peut encore voir le tracé des rues. À nouveau, forte possibilité de villes de ce monde antédiluvien, détruit par le Déluge.
 

 
II Pierre 2:5

« Il n’a pas non plus épargné le monde ancien, lorsqu’il fit fondre le déluge sur ce monde qui n’avait aucun respect pour lui. Il a néanmoins protégé Noé, qui appelait ses contemporains à mener une vie juste, ainsi que sept autres personnes avec lui. »
 

          Et oui... il y a eu un Deuxième Déluge, proche de nous dans le temps, et dont la Bible parle !

 
Genèse 6:5-6

« L’Éternel vit que les hommes faisaient de plus en plus de mal sur la terre : à longueur de journée, leur cœur ne concevait que le mal.
Alors l’Éternel fut peiné d’avoir créé l’homme sur la terre, et il en eut le cœur très affligé. »

Genèse 6:11-12

« Aux yeux de Dieu, les hommes s’étaient corrompus et avaient rempli la terre d’actes de violence.
Dieu observait ce qui se passait sur la terre, il vit que le monde était corrompu, car toute l’humanité suivait la voie du mal. »

Genèse 6:17-18

« Et moi, je vais faire venir le déluge d’eau sur la terre pour détruire, sous le ciel, tout être animé de vie. Tout ce qui est sur la terre périra.
Mais j’établirai mon alliance avec toi et tu entreras dans le bateau, toi, tes fils, ta femme et tes belles-filles avec toi.»

Genèse 7:6-7
 

          La chronologie biblique indique le Déluge à 1.600 ans après la Création et 2.400 ans avant Jésus-Christ.

 

          Ils étaient devenus si méchants que ce serait difficile de se l’imaginer. Au point de non retour, non récupérables. Utilisant leur intelligence pour désobéir aux lois divines, possiblement se mariant de façon inadéquate, mangeant n’importe quoi, certains étant devenus des géants, tandis que d’autres étaient peut-être nains, ils n’avaient plus un esprit clair et équilibré. Peut-être devenaient-ils même cannibales, remplissant la terre de violence ?

 

          Les cinq premiers versets du chapitre 6 de Genèse sont troublants, en même temps qu’ils nous apportent des informations des plus intéressantes sur ce temps et le monde d’alors.

          Mais, au fait, pourquoi est-ce si important de « sonder » ces Écritures (Genèse 6:1-4) ? Tout simplement parce que tout ce qui corrobore, même seulement appuie, que ce que dit ce passage est la réalité, ce qui s’est passé, vous donnera la foi de l’ensemble des onze premiers chapitres de Genèse (la Création, le monde antédiluvien, le Déluge, la Tour de Babel), cette foi sans laquelle votre Livre (la Bible) et votre religion s’écroulent... Car si vous ne croyez pas aux onze premiers chapitres de Genèse, si vous pensez que ces chapitres ne sont que de la mythologie, des légendes, pire que ces textes ne représentent que « l’idée que les hommes de l’époque se faisaient de la création du monde et de l’existence de puissances divines », alors vous ne pouvez considérer que la Bible soit la parole de Dieu écrite par ordre et sous inspiration divine, alors votre foi est vaine, en fait elle n’existe pas, et vous n’avez pas de raisons de croire aux prophéties de la Bible, ni à l’Apocalypse, et je dirai même : nous n’avons pas la même religion !

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3 - GENÈSE 6:1-5 

 
Genèse 6:1-5

verset 1 :
« Quand les hommes commencèrent à se multiplier sur la terre et qu’ils eurent des filles, »

verset 2 :

Bible du Semeur :
« les fils de Dieu virent que les filles des hommes étaient belles, et ils prirent pour femmes celles qu’ils choisirent parmi elles. »
Bible de Jérusalem :
« les fils de Dieu trouvèrent que les filles des hommes leur convenaient et ils prirent pour femmes toutes celles qu’il leur plut. »

verset 4 :

Bible du Semeur :
« À cette époque-là, il y avait des géants sur la terre, et aussi après que les fils de Dieu se furent unis aux filles des hommes et qu’elles leur eurent donné des enfants. Ce sont ces héros si fameux d’autrefois. »
Bible de Jérusalem :
« Les Nephilim étaient sur la terre en ces jours-là (et aussi dans la suite) quand les fils de Dieu s’unissaient aux filles des hommes et qu’elles leur donnaient des enfants ; ce sont les héros du temps jadis, ces hommes fameux. »

verset 5 :

Bible du Semeur :
« L’Éternel vit que les hommes faisaient de plus en plus de mal sur la terre : à longueur de journée, leur cœur ne concevait que le mal. »
Bible de Jérusalem :
« Yahvé vit que la méchanceté de l’homme était grande sur la terre et que son cœur ne formait que de mauvais desseins à longueur de journée. »
Version Segond :
« L’Éternel vit que la méchanceté des hommes était grande sur la terre, et que toutes les pensées de leur cœur se portaient chaque jour uniquement vers le mal. »

Genèse 6:11-12

Bible du Semeur :
« Aux yeux de Dieu, les hommes s’étaient corrompus et avaient rempli la terre d’actes de violence.
Dieu observait ce qui se passait sur la terre, il vit que le monde était corrompu, car toute l’humanité suivait la voie du mal. »
Bible de Jérusalem :
« La terre se pervertit au regard de Dieu et elle se remplit de violence.
Dieu vit la terre : elle était pervertie, car toute chair avait une conduite perverse sur la terre. »
Version Segond :
« La terre était corrompue devant Dieu, la terre était pleine de violence.
Dieu regarda la terre, et voici, elle était corrompue ; car toute chair avait corrompu sa voie sur la terre. »

Le récit rapporte la dégradation de la vie sur terre et les limites de la patience de Dieu.

Des durées de vie aussi longues que celles mentionnées au chapitre 5 entraînèrent une énorme augmentation de la population de la terre.

Lémek, le père de Noé, a vécu 777 ans. Et Mathusalem (fils d’Hénoc), grand-père de Noé, vécut 969 ans ! À noter que Lémek, père de Noé, mourut 5 ans seulement avant le Déluge, et que Mathusalem, le grand-père de Noé, est mort juste dans le ou les mois qui précédèrent le Déluge, en l’an 600 de la vie de Noé ! Donc, Noé a construit l’arche avec ses trois fils, mais certainement aussi avec l’aide de son père et de son grand-père ! Donc les fils de Noé, qui avaient 100 ans au moment du Déluge, connaissaient très bien leur arrière-grand-père qui leur a sûrement parlé d’Hénoc (son propre père), dont parle Jude (Jude, versets 14 et 15 « À eux aussi s’applique la prophétie d’Hénoc, le septième patriarche depuis Adam »).

« Les fils de Dieu » ? Il est absolument étrange qu’au verset 1 il soit écrit « les hommes », puis aux versets 2 et 4 ce sont « les fils de Dieu » qui sont mentionnés.
          D’une part, habituellement la connaissance est dispersée dans la Bible, un peu ici, un peu là (Ésaïe 28:10,13 ; Matthieu 21:43-44), mais au sein d’un même groupe de versets Dieu ne cache pas sa pensée ; donc il doit y avoir une raison précise pour laquelle Dieu fait écrire « les fils de Dieu » au verset 2 au lieu de répéter « les hommes », sujet grammatical du verset 1.
          D’autre part, les versets 2 et 4 traitent du même sujet, et nous constatons que Dieu prend une décision (verset 3), car les limites de la patience divine sont atteintes : il y a donc un problème grave.
          Dans d’autres passages l’expression « les fils de Dieu » se rapporte aux anges, y compris les anges déchus (Job 1:6 ; 2:1 ; 38:7) ; parfois l’expression désigne les hommes croyants qui ont les prémices de l’Esprit, les élus, (Galates 3:26 ; Romains 8:19-23) ; au singulier il désigne aussi Adam (Luc 3:38) et il est vrai qu’Adam est en quelque sorte fils de Dieu ; et surtout, au singulier, « Fils de Dieu » est utilisé pour Jésus-Christ (Matthieu 4:3 ; 8:29 ; 14:33 ; 27:54 ; Jean 10:34-36) ; mais il ne semble pas y avoir des versets désignant expressément les hommes non convertis et méchants.
          Aussi, de ce qui précède, les fils de Dieu indiqués dans Genèse 6 versets 2 et 4 semblent se rapporter aux anges déchus. C’est la première hypothèse.

L’autre hypothèse, plus classique, est qu’il s’agirait des hommes de ce temps (l’Ancien Monde), et qu’ils pratiquaient volontairement et par défi face à des instructions précises de Dieu des mariages inadéquats, des liaisons illicites, des incestes, qui auraient mené à un dérèglement génétique. Adam et Ève portaient un énorme potentiel génétique qui, probablement, était réparti dans leur postérité suivant certaines règles que Dieu avait communiquées aux humains de l’Ancien Monde. Peut-être ces règles étaient-elles très strictes, car les humains étaient peu nombreux et il s’agissait d’un début de constitution de patrimoine génétique des groupes ethniques.

Toutefois, compte tenu de ce qui a été ci-avant exprimé, et surtout des passages très troublants exposés ci-après (notamment dans Jude), la première hypothèse semble davantage induite, à défaut d’être corroborée, aussi devons-nous envisager comme hypothèse plausible que ce puisse bien être des anges, des anges déchus !

Commentaires de John MacArthur (La Sainte Bible avec commentaires de John MacArthur, Société Biblique de Genève, 2006) :
          Les fils de Dieu, qui seraient des anges, virent des femmes de la race humaine et les prirent pour femmes. Le Nouveau Testament place ce récit en rapport avec d’autres événements de la Genèse et le considère comme impliquant des anges déchus qui sont entrés dans les hommes.
          Matthieu 22:30 ne signifie pas nécessairement que les anges soient incapables de procréer, mais qu’ils ne se marient pas. Mais, pour procréer physiquement, ils devaient posséder des corps humains masculins.

Jude 6

Bible du Semeur :
« Dieu a gardé, enchaînés à perpétuité dans les ténèbres pour le jugement du grand Jour, les anges qui ont abandonné leur demeure au lieu de conserver leur rang. »
Bible de Jérusalem :
« Quant aux anges, qui n’ont pas conservé leur primauté, mais ont quitté leur propre demeure, c’est pour le jugement du grand Jour qu’il les a gardés dans des liens éternels, au fond des ténèbres. »
Version Segond :
« qu’il a réservé pour le jugement du grand jour, enchaînés éternellement par les ténèbres, les anges qui n’ont pas gardé leur dignité, mais qui ont abandonné leur propre demeure. »

          II Pierre 2:4-6 « les anges qui ont péché » ; ces anges, selon Jude 6, « n’ont pas gardé leur dignité », car ils étaient entrés dans des hommes qui vivaient en concubinage avec des femmes. Il s’agit apparemment d’une allusion aux anges déchus de Genèse 6 (les fils de Dieu) : 1) ils quittèrent leur condition normale et désirèrent des femmes avant le Déluge et 2) probablement à nouveau aussi avant la destruction de Sodome et Gomorrhe.
          Et j’ajouterais aux commentaires de John MacArthur : dans Genèse 19, bien que les deux anges aient pris une forme humaine, il semble que l’on pouvait reconnaître immédiatement et de façon évidente qu’il s’agissait d’anges puissants et non pas d’hommes (Genèse 18:2 ; 19:1) ; le fait que toute la ville accourt (Genèse 19:4-5) semble indiquer que la population sait que ce sont des anges, et le fait que dans leur esprit perverti et inversé ils veuillent absolument avoir des relations homosexuelles avec eux laisse aussi entendre qu’ils savent que des anges déchus peuvent quitter leur condition normale (ne pas garder leur dignité) et que ces derniers l’ont fait avant le Déluge et aussi, peut-être, occasionnellement après le Déluge.
          I Pierre 3:18-20 (version Segond) « Christ (...) a été mis à mort quant à la chair, et rendu vivant quant à l’Esprit, dans lequel aussi il est allé prêcher aux esprits en prison, qui autrefois avaient été incrédules, lorsque la patience de Dieu se prolongeait, aux jours de Noé ». Contrairement aux commentaires de John MacArthur, ces versets ne disent pas que ceci se serait produit dans le temps entre la mort et la résurrection de Christ, et c’était même impossible pour la simple raison que Christ était mort, complètement mort pendant ces trois jours et trois nuits, avant d’être ressuscité. Mais, MacArthur pense que les « esprits en prison » renvoient aux anges déchus dont parle Genèse 6:1-4 et qui ont été liés en permanence dans l’abîme depuis cette époque, abîme où ils furent envoyés parce qu’ils avaient sérieusement outrepassé les limites de la tolérance de Dieu en couchant avec des femmes.

II Pierre 2:4

« En effet, Dieu n’a pas épargné les anges qui ont péché : il les a précipités dans l’abîme où ils sont gardés pour le jugement, enchaînés dans les ténèbres. » *

* Note dans la Bible du Semeur : Certains manuscrits ont : dans des puits obscurs.

          Conséquemment, Dieu enchaîna en permanence ces démons dans l’abîme. Les autres démons sont libres de se déplacer à la surface de la Terre et dans le ciel juste au-dessus. Les démons qui ne sont pas liés résistent à l’idée d’être envoyés dans l’abîme, confère Luc 8:31 « Ces démons supplièrent Jésus de ne pas leur ordonner d’aller dans l’abîme », l’abîme, le monde d’en bas, la prison où se trouvent les démons liés, ils savaient que Jésus avait le pouvoir et l’autorité pour les y envoyer, s’Il le voulait.
          À noter Apocalypse 9:1-11 : au contraire des autres étoiles (physiques) qui seront tombées, il s’agit ici d’un être angélique, probablement Satan lui-même, qui va recevoir l’autorisation d’ouvrir le puits de l’abîme (!), cette prison où sont enfermées ces hordes démoniaques.
(Au début du Millénium, donc après le Retour glorieux du Christ, tous les démons seront saisis et jetés à nouveau dans l’abîme : Ésaïe 24:22 ; Apocalypse 20:1-3 ; Ésaïe 14:12-15,16-17.
Beaucoup plus tard, après leur jugement, le Jugement du Grand Jour, tous les démons seront définitivement chassés de la Terre, vraisemblablement exilés pour toujours dans un endroit vide au bout de l’Univers, possiblement un méga trou noir.)

Commentaires Bible de Jérusalem :
(Nota : volontairement ne sont cités ci-après que des extraits de ces commentaires, lorsqu’ils confortent les connaissances, idées, thèses, exprimées dans les Commentaires de John MacArthur.)
          La difficulté vient d’abord de l’identité des « fils de Dieu », puis de la relation qu’il peut y avoir entre leur union avec les filles des hommes et les nephilîm de verset 4.
          Sans se prononcer sur la valeur de cette croyance et en voilant son aspect mythologique, il rappelle seulement ce souvenir d’une race insolente de surhommes, comme un exemple de la perversité croissante qui va motiver le Déluge.
          Le judaïsme postérieur et presque tous les premiers écrivains ecclésiastiques catholiques ont vu des anges coupables dans ces « fils de Dieu ».
          Genèse 6:3 : Durée maximale à laquelle, selon l’auteur sacré, Dieu réduisit alors la vie de l’homme. Il faut y voir un châtiment pour sa faute : l’union des filles des hommes aux « fils de Dieu » aurait été pour les hommes le moyen de se procurer l’immortalité (j’ajoute : tout au moins le pensaient-ils, ou l’espéraient-ils). (Effectivement, la durée de vie des hommes va baisser drastiquement et rapidement, de génération en génération, après le Déluge.)
 
          En plus de II Pierre 2:4-6, c’est surtout dans Jude (Épître de Jude, versets 6 et 7) que nous trouvons les versets les plus troublants, corroborant Genèse 6:1-4, et nous laissant penser que « les fils de Dieu » de Genèse 6 sont bien des anges déchus.

Jude 6-7

Bible du Semeur :
« Dieu a gardé, enchaînés à perpétuité dans les ténèbres pour le jugement du grand Jour, les anges qui ont abandonné leur demeure au lieu de conserver leur rang.
Les habitants de Sodome, de Gomorrhe et des villes voisines se sont livrés de la même manière à la débauche et ont recherché des relations sexuelles contre nature. C’est pourquoi ces villes ont été condamnées à un feu éternel, elles aussi, et servent ainsi d’exemple. »
Bible de Jérusalem :
« Quant aux anges, qui n’ont pas conservé leur primauté, mais ont quitté leur propre demeure, c’est pour le Jugement du grand Jour qu’il les a gardés dans des liens éternels, au fond des ténèbres.
Ainsi Sodome, Gomorrhe et les villes voisines qui se sont prostituées de la même manière et ont couru après une chair différente, sont-elles proposées en exemple, subissant la peine d’un feu éternel. »

Commentaires Bible de Jérusalem :
« Quant aux anges, qui n’ont pas conservé leur primauté, mais ont quitté leur propre demeure » : s’étant laissés séduire par les filles des hommes.
« Ainsi Sodome, Gomorrhe et les villes voisines qui se sont prostituées de la même manière et ont couru après une chair différente » : une chair qui n’était pas humaine, puisque leur péché a notablement été de vouloir abuser d’ « anges ».

Jude 6-7

Version Segond :
« il a réservé pour le jugement du grand jour, enchaînés éternellement par les ténèbres, les anges qui n’ont pas gardé leur dignité, mais qui ont abandonné leur propre demeure ;
que Sodome et Gomorrhe et les villes voisines, qui se livrèrent comme eux à la débauche et à des vices contre nature, sont données en exemple, subissant la peine d’un feu éternel. »


Commentaires de John MacArthur (La Sainte Bible avec commentaires de John MacArthur, Société Biblique de Genève, 2006) :
Cette apostasie des anges déchus est décrite en Genèse 6:1-3 : ils prirent possession d’hommes pour aller cohabiter avec des femmes. La transition avec Sodome et Gomorrhe au verset 7 souligne la similitude entre le péché de l’homosexualité et ce dont ces anges se rendirent coupables en Genèse 6.
 

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4 - DES TRACES DU DEUXIÈME DÉLUGE ?

          Existe-t-il des traces du deuxième déluge. À nouveau, peu de traces et de preuves physiques, tout au moins à ce jour.

          D’une part, nous avons parlé de la probabilité de villes englouties sous les eaux de la Mer Noire, près des côtes nord de la Turquie.

          D’autre part, certains explorateurs, chercheurs, affirment que des parties importantes de l’Arche de Noé gisent, recouvertes sous une épaisse couche de glace, sur le mont du Ararat, à la frontière de la Turquie, de l’Iran et de l’Arménie, endroit quasiment inaccessible pour raisons politiques. J’ai lu à ce sujet des comptes-rendus de leurs observations et recherches : c’est impressionnant, et personnellement j’y crois.

 
Encyclopédie Encarta 2005, articles « archéologie biblique » ; « déluge, mythes du » ; « Ararat, monts » :

« Situé dans l’est de la Turquie, le Grand Ararat, perpétuellement couvert de neige, est le point culminant du pays (5.165 m). Selon la Bible, l’arche de Noé se serait échouée sur les pentes de ce volcan à la fin du Déluge. »
 

          Mais surtout, les légendes anciennes de la plupart des grands peuples de l’Antiquité parlent d’un Déluge, indépendamment même de la relation plus tardive de l’Ancien Testament. Notamment dans la mythologie mésopotamienne, et dans la mythologie babylonienne.

 
« Certaines tablettes de la grande bibliothèque d’Assurbanipal, roi assyrien du VIIe siècle av. J.-C., sur le site de Ninive, comportent les récits babyloniens de la Création et du Déluge, une découverte qui jeta un jour nouveau sur les récits de la Genèse. »

« La mythologie mésopotamienne offre au travers de la célèbre Épopée de Gilgamesh l’un des plus anciens récits de déluge. » Il est effarant de voir à quel point ce récit est proche du récit biblique.
« Le poème d’Atrahasis, œuvre babylonienne, fait écho à ce récit. »
« Plusieurs aspects caractérisant le déluge conté dans l’Épopée de Gilgamesh se retrouvent dans de nombreux mythes et religions appartenant à des cultures différentes. »
Dans la mythologie grecque, il y a aussi l’information d’un déluge total.
« Le fait qu’un certain nombre de personnages, choisis ou non par les dieux, échappe à la destruction massive, et que ces survivants doivent leur salut à la construction d’une barque ou d’une arche est commun à la quasi-totalité des croyances.
C’est le cas encore dans les mythes aztèques, où l’épisode du déluge connaît également le sauvetage d’un couple ayant pris place sur une embarcation. Dans les textes hindouistes (...) »

Vous êtes vous posé la question de savoir pourquoi « le Déluge » se retrouve dans « de nombreux mythes et religions appartenant à des cultures différentes » et « est commun à la quasi-totalité des croyances » ? Tout simplement parce que ces peuples, en plus issus d’une même famille, ont gardé la mémoire, transmise de génération en génération, de cet événement majeur dans l’histoire de l’humanité !

Par les légendes et la mythologie, on peut toujours retrouver beaucoup de connaissances, si on connaît les clés.

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Patrick Thouvenin

 

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