Cycle « Le Ciel des Oiseaux blessés »

Illustration par Svétoslava Prodanova-Thouvenin
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Où est-il l’éclat qui apaise la soif et l’angoisse ? Maman, ton trophée « précieux » ne m’a rien appris ! Je ne veux pas mourir de soif en admirant ma propre personne dans la prétendue brillance d’un morceau de verre qui se croit source de lumière. . . Je veux la lumière, la vraie, celle du ciel qui descend dans les ruisseaux pour les rendre visibles aux âmes assoiffées. . . |
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. . . Un petit oiseau gris à gorge nouée écoutait la symphonie ensoleillée du début de l’été. Une année du silence ! Le rossignol ne chantait plus, il ne ressemblait même pas aux autres oiseaux qui, eux, pouvaient animer l'air doré de leur voix. |
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La petite oie sauvage mit sa tête sous son aile, ferma les yeux et sourit à son rêve dans lequel les étoiles devenaient tour à tour des oiseaux lumineux qui accompagnaient son vol, et morceaux de pain qui rassasiaient son désir de paix et de chaleur. . . |
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Le matin arriva avec la caresse humide et amère du souffle de la mer et réveilla la douleur dans l’aile brisée, et avec elle, le souvenir de l’oisillon arraché au nid par la bourrasque, du vol vertigineux devant la falaise pour le rattraper au vide — le vide qui a blessé son aile et son âme. . . |
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Rêver du ciel, de la fumée brillante des nuages, du coquelicot enivrant du soleil qui apparaît à l’Orient à la fin des ténèbres nocturnes et réveille tous les espoirs. . . rêver d’un hibou jeune et très spirituel qui habite à la lisière de la forêt et qui aimerait peut-être son rêve du ciel, qui l’aimerait ( sait-on jamais ) elle aussi malgré la petite blessure près du cœur. . . |
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