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Avoir et Être
ou
L’Héritage des sacrificateurs
NOTRE IDENTIFICATION, autant dans la vie physique que dans la vie spirituelle, est déterminée par les verbes « avoir » et « être », les auxiliaires d’une autodéfinition, d’un choix de manière d’exister. Nous « avons » et nous « sommes », très souvent l’un est en fonction de l’autre, la façon d’être dans ce monde étant facteur non négligeable des possibilités d’avoir : avoir des biens, avoir des amis, avoir l’estime d’autrui voire du prestige... Et pour ceux qui ont choisi d’être dans la vérité divine ? — quelle perspective d’avoir ? Jésus-Christ abordait cette question sans ambiguïté, traçant le chemin d’une nouvelle conscience qui place « être » devant « avoir », « servir » devant « être servi », « le spirituel » devant « le temporel ». |
« Yahvé, ma part d’héritage et ma coupe, Je bénis Yahvé qui s’est fait mon conseil, |
Ce chant du croyant, consacré entièrement à Dieu, rejoint dans la beauté des termes et sentiments exprimés le « Cantique des Cantiques » ; c’est un chant d’amour et d’appartenance dans lequel l’ « avoir » et l’ « être » sont en parfait accord par la volonté aimante du Grand Dieu et l’amour confiant de son élu ; cette relation superbe et suprême si loin de notre monde où « avoir » souvent tue la beauté et la magnificence de l’être humain et de son « être »... Le Psaume 16 s’ouvre sur la perspective d’un monde à venir dont le Souverain et Propriétaire est Dieu seul, un monde qui sera confié aux Élus sans leur appartenir, sans gâcher par la passion de la possession leur relation avec Dieu. Être avec le Père, vivre en Lui, c’est avoir tout ce qui est à Lui, cette vérité jaillit dans la parabole du fils prodigue... |
et tout ce que j’ai est à toi » |
Que notre cœur, sans réserve, s’attache à Dieu dès aujourd’hui, et que tout ce qu’Il nous a confié sur la Terre serve à renforcer notre relation avec Lui dès le jour présent : « Mon bien-aimé est à moi, et moi à lui » telle est notre façon « d’être », ici, maintenant et dans l’éternité... Le Chant d’amour de Salomon l’exprime en ces termes inspirés : |
« Mon bien-aimé est à moi, et moi à lui. » « Je suis à mon bien-aimé, et mon bien-aimé est à moi ! » « Je suis à mon bien-aimé, |
On ne peut pas trouver des paroles qui conviennent mieux à notre « un » avec Dieu. On peut seulement le vivre et l’avoir maintenant et toujours... |
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